Cela ne fait aucun doute, Mamma Mia devrait être sponsorisé par Juvamine. On se demande même pourquoi les producteurs n’y ont pas pensé tant le spectacle déborde d’énergie… C’est d’ailleurs sa principale qualité (avec les chansons d’Abba, mais ça, ça va de soi).
Fort des succès du Roi Lion et de Cabaret, la compagnie néerlandaise Stage Entertainment poursuit son évangélisation musicale de la France en important le plus gros succès de l’histoire de la comédie musicale. Depuis 1999, Mamma Mia a été vu par 42 millions de spectateurs dans 40 pays, un livret traduit en 10 langues sur quatre continents… Des chiffres avancés dans les communiqués de presse et sur le site internet du spectacle qui à eux seuls devraient suffire à convaincre le public français de la qualité du spectacle. Seulement, c’est bien connu, les Français ne sont pas des spectateurs comme les autres, râleurs, exigeants, habitués au pluralisme et attachés à une certaine exception culturelle, tout ça, tout ça…
Alors, Mamma Mia réussit-il son arrivée en France ?
A priori oui, en quelques mois, 125 000 billets ont déjà été pré-vendus ! Un premier mois déjà complet avant-même la première. Du quasi jamais-vu pour une salle de 1600 places ! Mamma Mia semble déjà marcher sur les traces du Roi Lion, 1000 représentations, 3 saisons, 1.300.000 spectateurs.
Principale source d’inquiétude des aficionados d’Abba, la traduction en français des chansons du groupe suédois se révèle être une plutôt bonne surprise. Arrivé dans l’aventure suite à un casting, Nicolas Nebot relève haut la main la pari et a su retranscrire ce mélange de fête et de nostalgie propre aux chansons d’Abba. Des chansons portées par une distribution française à la bonne humeur contagieuse qui n’a rien à envier à ses homologues anglais .
Seul regret, il est impossible de chanter sur les morceaux puisqu’on découvre les paroles au fur et à mesure. Quitte à faire dans le festif, la production aurait dû ajouter un karaoké… parce que ce public qui tente de reconnaître la chanson originale le plus vite possible n’est pas sans rappeler les candidats de feu l’émission Fa, si, la chanter (petit rappel ici pour les plus jeunes). D’ailleurs, petit jeu : à votre avis à quelles chansons correspondent les titres français La loi du plus fort / Qui je suis, qui sommes-nous et C’est oui, c’est oui, c’est oui, c’est oui ? (Réponse à la fin de la page)
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